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	<title>Violences &#8211; CRI-IRC</title>
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	<description>Centre de Recherche Internationale - International Research Center</description>
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		<title>L’augmentation des persécutions contre les minorités religieuses dans quelques pays musulmans : le cas Aasia Bibi au Pakistan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CRI-IRC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 11:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Violences]]></category>
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					<description><![CDATA[Ecrit par Jean Albert,  Ludivine Tomasso &#8211; Editeur: Jacqueline Duband, Emilie Dessens  Jeudi, 23 Décembre 2010 02:02 &#160; Plusieurs pays à majorité musulmane possèdent des lois visant à punir les personnes jugées coupables de blasphème.  Ces lois sont discriminatoires puisqu’elles ne reconnaissent le blasphème que lorsqu’il est dirigé contre l’Islam.  Il existe des lois sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ecrit par<i> </i><i>Jean Albert,  Ludivine Tomasso &#8211; Editeur: Jacqueline Duband, Emilie Dessens </i></em></p>
<p><i>Jeudi, 23 Décembre 2010 02:02</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Plusieurs pays à majorité musulmane possèdent des lois visant à punir les personnes jugées coupables de blasphème.  Ces lois sont discriminatoires puisqu’elles ne reconnaissent le blasphème que lorsqu’il est dirigé contre l’Islam.  Il existe des lois sur le blasphème dans d’autre pays comme en Autriche, au Danemark, and Espagne, en Finlande, en Irlande, en Suisse,  ou en Allemagne par exemple mais celles-ci s’appliquent à toutes religions contrairement à celles en vigueur dans de nombreux pays musulmans.  On notera pourtant qu’il existait jusqu’en 2008 une réglementation discriminatoire sur le blasphème en Angleterre.  Le crime n’était constitué que pour les insultes proférées envers le christianisme.    Par ailleurs, la CEDH déclare dans l’arrêt Wingrove de 1997 que l’interdiction du blasphème n’est pas incompatible avec l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme sur la liberté d’expression puisque cette liberté comporte des obligations et des devoirs notamment par référence à l’article 9 de la même convention et du droit de sanctionner ceux qui offensent les croyances d’autres personnes.</h5>
<h5>Ainsi, en Jordanie, une personne qui est accusée de blasphème contre l’Islam ou d’avoir insulté le prophète Mahomet peut se voir condamner à faire de la prison.  La peine maximum est de trois ans d’emprisonnement.</h5>
<h5>En Egypte aussi, il existe des lois visant à punir les coupables présumés de blasphème qui servent surtout d’instrument de répression contre les minorités religieuses du pays.</h5>
<h5>L’Iran n’est pas épargné avec une définition du blasphème qui protège même certaines personnalités politiques.</h5>
<h5>Mais c’est au Pakistan que les lois sur le blasphème sont les plus dures. En effet, la condamnation peut aller jusqu’à la peine de mort.</h5>
<h5>Le <a title="chapitre 15 du code pénal pakistanais" href="http://www.pakistani.org/pakistan/legislation/1860/actXLVof1860.html" target="_blank" rel="noopener">chapitre 15 du code pénal pakistanais</a> définit les cas dans lesquels une personne peut être accusée de blasphème. L’article 295-C du code pénal pakistanais prévoit donc qu’une personne peut être accusée en cas d’offense contre le prophète Mahomet : « sur l’emploi de remarque désobligeante etc… vis-à-vis du prophète Mahomet : Quiconque par ses paroles ou ses écrits de façon formelle ou rapportée, par des insinuations directes ou indirectes,  défie le nom sacré du prophète Mahomet sera puni par la mort ou condamné à la prison à vie. Il pourra également être condamné à payer une amende. »</h5>
<h5>L’article de loi prévoit donc qu’une personne peut être condamnée sur le simple fait d’un témoignage sans avoir besoin de preuve supplémentaire. De plus, la définition du blasphème dans cet article est très floue et peut englober toutes sortes de paroles ou d’interprétations de paroles.</h5>
<h5>La loi a été amendée en 2004 pour imposer une enquête plus complète de la part des autorités de police avant toute inculpation.  Mais la mise en œuvre de ce léger changement n’a pas eu l’impact escompté dans la pratique.</h5>
<h5></h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Le cas d’Aasia Bibi condamnée à mort pour Blasphème au Pakistan</strong></h4>
<h5></h5>
<h5>Le 8 novembre dernier, Aasia Bibi a été condamnée à la peine de mort pour avoir blasphémé.  Cette condamnation intervient quatre mois après que deux pasteurs accusés de blasphème aient été assassinés à leur sortie du tribunal et un an après l’entrevue entre le Président Zardari avec le Pape Benoît XVI qui notamment a porté sur cette loi.</h5>
<h5>Aasia Bibi est une chrétienne de 37 ans, mère de 5 enfants. Elle a travaillé pendant toute sa vie dans les champs autour de son village.</h5>
<h5>L’accusation a été lancée par une de ses collègues en 2009.  Une altercation a eu lieu entre Aasia et sa collègue lorsque celle-ci a refusé de boire l’eau qu’elle avait touchée sous prétexte qu’Aasia n’était pas musulmane.</h5>
<h5>Mais cette condamnation à mort d’Aasia Bibi pour blasphème représente bien une nouvelle étape dans la montée des extrémistes islamiques au Pakistan et dans le ciblage des minorités religieuses du pays. <a title="En juin 2009, plusieurs familles chrétiennes ont fait l’objet d’attaque" href="http://www.nytimes.com/2009/08/03/world/asia/03pstan.html" target="_blank" rel="noopener">En juin 2009, plusieurs familles chrétiennes ont fait l’objet d’attaque</a>s. Environ une trentaine de personnes sont mortes après qu’une foule en colère s’en soit pris à la minorité chrétienne du pays. En tout, une centaine de maison a été incendiée.</h5>
<h5></h5>
<h5>Aasia Bibi est également la première femme à écoper de la peine de mort pour un cas de blasphème, ce qui tend à montrer un durcissement des juges à l’égard du blasphème et l’introduction d’un climat peu propice à la liberté de culte.  On notera que si la Grande-Bretagne avait aussi une réglementation discriminatoire sur le blasphème jusqu’en 2008, la dernière condamnation à mort remonte à 1697.</h5>
<h5></h5>
<h5>La minorité chrétienne dans ce pays représente moins de 5% de la population totale. De plus, les chrétiens pakistanais connaissent certaines restrictions.  Ils ne sont, entre autres, pas éligibles au poste de Premier ministre ou de Président du Pakistan.</h5>
<h5>L’application de cette loi concernant le blasphème permet également de viser de façon systématique les minorités religieuses qui vivent au Pakistan en brandissant la menace de poursuites.</h5>
<h5>Parce que cette loi est utilisée contre les minorités, elle doit être abrogée car elle ne s’applique pas à tous les habitants du pays et à toutes les religions.</h5>
<h5>On peut aller plus loin et dire que cette loi symbolise la faillite de l’état de droit au Pakistan car un des principes fondamentaux des droits de l’homme reste bien l’égalité devant la loi, ce qui n’est visiblement pas respecté au Pakistan.</h5>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Un système judiciaire défaillant soumis à la peur de représailles</strong></h4>
<h5></h5>
<h5>Les procès concernant les cas de blasphèmes mettent en lumière les défaillances du système judiciaire pakistanais.</h5>
<h5>En effet, les exécutions extra judiciaires sont choses courantes dans des affaires de ce type.</h5>
<h5>Cette année, en juillet, deux frères, tous deux pasteurs ont été assassinés alors qu’ils sortaient du tribunal dans lequel ils étaient jugés pour blasphème et pourtant reconnus non coupables. Il arrive parfois même que les accusés n’arrivent pas jusqu’au tribunal et soient assassinés dans leurs cellules.</h5>
<h5>Le problème que soulève cette loi, c’est qu’il suffit d’une accusation pour qu’une personne soit condamnée pour blasphème sans avoir besoin d’apporter de preuve matérielle (même si depuis 2004 la police est censée enquêter). Toute une affaire peut donc reposer sur un seul témoignage. On peut très bien imaginer que pour se venger une personne décide d’en accuser une autre sachant très bien qu’elle sera reconnue coupable (a fortiori si la personne accusée est chrétienne).</h5>
<h5>Mais la violence qui entoure les institutions judiciaires pakistanaises entraine également une remise en question de la validité des décisions rendues par les juges. En effet, la peur de représailles de la part de membres extrémistes de la société peut conduire les juges à durcir leur jugement afin de ne courir aucun risque.</h5>
<h5>Enfin, il faut également noter qu’au Pakistan, dans certaines régions reculées, la justice étatique n’est pas utilisée. En effet, lorsqu’un problème survient, ce sont des tribunaux tribaux qui sont convoqués et qui décident de régler leurs problèmes comme ils l’entendent. Ce qui aboutit bien souvent à des exécutions extra-judiciaires, hors de tout contrôle de la part d’un gouvernement qui gère difficilement les crises qui secouent le pays depuis quelques années.</h5>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>La position délicate du gouvernement face à l’affaire d’Aasia Bibi et l&rsquo;assassinat de Salman Tazeer, gouverneur de la province du Punjab</strong></h4>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Après l’annonce de la condamnation à mort d’Aasia Bibi début novembre, le Président pakistanais Zardari a décidé de lancer une enquête sur son cas avec comme but de la gracier comme l’article 45 de la constitution pakistanaise le lui permet. « <a title="Le président aura le pouvoir de grâce, de suspendre et de changer toute sentence délivrée par n’importe quel tribunal" href="http://www.pakistani.org/pakistan/constitution/part3.ch1.html" target="_blank" rel="noopener">Le président aura le pouvoir de grâce, de suspendre et de changer toute sentence délivrée par n’importe quel tribunal</a>. »</h5>
<h5>Prenant de cours toute réaction du chef de l’Etat, la Cour supérieure de Lahore a ordonné au gouvernement de sursoir au pardon car la procédure qui vise Aasia Bibi est toujours en cours. En effet, la sentence fait l’objet d’un appel.</h5>
<h5>La décision de la Cour supérieure de Lahore est discutable. L’article 45 de la constitution pakistanaise permet au Président de gracier une personne suite à toute décision de justice. Or une décision a bien été rendue condamnant Aasia à mort.</h5>
<h5>Le gouvernement se trouve donc dans une position délicate. D’une part parce que la communauté internationale le presse de relâcher Aasia Bibi sans plus tarder (notamment car elle risque d’être assassinée en prison) et d’abroger les lois sur le blasphème.  D’autre part le gouvernement doit faire face à des pressions exercées par des groupes islamistes qui semblent gagner du terrain au Pakistan, y compris auprès des tribunaux régionaux.</h5>
<h5>Le 4 janvier dernier, le gouverneur de la province de Punjab, Salman Tazeer,  a été assassiné par son garde du corps. Il était connu pour ses prises de position contre les lois pénalisant le blasphème au Pakistan. Il avait également apporté publiquement son soutien à Aasia Bibi. Son assassinat montre bien le climat de radicalisation qui touche le Pakistan. Suite à cet assassinat, des déclarations et des manifestations ont eu lieu pour célébrer le meurtrier. Lors de sa sortie du tribunal, des dizaines de personnes étaient venues lui montrer leur soutien en le couvrant, notamment, de pétales de rose. On ne peut que s&rsquo;interroger sur les raisons qui empèchent les forces de l&rsquo;ordre d&rsquo;intervenir pour poursuivre ceux qui célèbrent de tels crimes.</h5>
<h5>La condamnation d’Aasia Bibi intervient dans un contexte agité qui vise les communautés chrétiennes dans certains pays musulmans.</h5>
<h5>Récemment en Irak, la communauté chrétienne a fait l’objet d’attaques à la bombe. <a title="Mi-Novembre, onze quartiers chrétiens ont été visés dans la capitale irakienne, Bagdad" href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/iraq/8123883/Iraqs-Christian-community-hit-by-new-wave-of-attacks.html" target="_blank" rel="noopener">Mi-Novembre, onze quartiers chrétiens ont été visés dans la capitale irakienne, Bagda</a>d.  Au moins cinq personnes ont été tuées et une trentaine d’autres ont été blessées. Cette vague d’attaques avait été précédée par des attentats suicides visant une église catholique et tuant plus de 50 personnes.</h5>
<h5>En Iran aussi, les communautés chrétiennes connaissent une situation difficile. Pour les personnes qui choisissent de se convertir à la religion chrétienne, la conséquence est souvent la mort.</h5>
<h5>Citer d’autres exemples si vous en avez. Sinon, utiliser le mot « quelques pays » qui sous-entend « peu » et non pas certains qui peut cacher « assez nombreux ».</h5>
<h5>De nombreux chrétiens choisissent de fuir leur pays d’origine devant les persécutions auxquelles ils doivent faire face, dans un contexte de montée islamiste</h5>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>La liberté de religion revendiquée par les Musulmans en Europe mais refusée dans les pays à majorité Musulmane</strong></h4>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Les musulmans européens jouissent d’une assez grande liberté de culte en Europe ; il parait important que la communauté musulmane d’Europe agisse pour inviter les pays à majorité musulmane à garantir la liberté dont eux-mêmes bénéficient.</h5>
<h5>L’on assiste par ailleurs à l’heure actuelle en Europe à des prises de position dangereuses qui visent à limiter les libertés des musulmans d’Europe.  Des lois et réglementations visent tout particulièrement les musulmans &#8211; opérant donc une discrimination &#8211; et le droit fondamental à l&rsquo;expression de sa religion.  Cette évolution est pour le moins inquiétante et représente une réaction par rapport aux traitements dégradants réservés aux minorités religieuses, aux enfants et aux femmes dans certains pays musulmans et qui sont maintenant ressentis par certains comme étant importés en Europe.  Les lois anti-burkas/niqab/hijab, la question des minarets, la montée de l’extrême droite et les prises de position sur l’immigration symbolisent  au moins en partie cette réaction.  La crise économique actuelle favorise d&rsquo;autant la focalisation sur une religion qui compte un nombre important d&rsquo;adeptes en Europe.  Ce ne sera pas la première fois que des pays en crise s&rsquo;en prennent aux minorités attribuant de fait les problèmes du jour à ceux qui peuvent le moins se défendre.  On reconnait là des reflexes millénaires&#8230;D&rsquo;un côté les gouvernements européens doivent reconnaître les limites de leur réaction et les musulmans d&rsquo;Europe doivent lutter activement contre les mouvements extrêmes en leur sein en Europe et dans les pays qui nourrissent l&rsquo;intolérance.</h5>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le 25 Novembre: Non à la violence contre les femmes</title>
		<link>https://www.cri-irc.org/le-25-novembre-non-a-la-violence-contre-les-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CRI-IRC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 11:22:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Violences]]></category>
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					<description><![CDATA[Ecrit par Ludivine Tomasso, Jean Albert &#8211; Edité par Emilie Dessens  Jeudi, 28 Octobre 2010 23:39 &#160; Cinquante ans après le décès des soeurs Mirabal: la violence à l’encontre des femmes, un phénomène toujours en expansion. A l&#8217;échelle mondiale, pas moins d&#8217;une femme sur deux a fait l&#8217;objet d&#8217;actes de violence de la part de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ecrit par <i>Ludivine Tomasso</i>,<i> </i><i>Jean Albert &#8211; Edité par Emilie Dessens </i></em></p>
<p><i>Jeudi, 28 Octobre 2010 23:39</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: center;"></h4>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Cinquante ans après le décès des soeurs Mirabal: la violence à l’encontre des femmes, un phénomène toujours en expansion.</strong></h4>
<h5>A l&rsquo;échelle mondiale, pas moins d&rsquo;une femme sur deux a fait l&rsquo;objet d&rsquo;actes de violence de la part de son compagnon et une femme sur cinq a été victime ou menacée d&rsquo;agression sexuelle. Plus de 80 % des victimes de la traite – que l’on appelle d’ailleurs traite des femmes &#8211; sont des femmes. Chaque année des centaines de milliers de femmes sont victimes de mutilations sexuelles.</h5>
<h5>Et les violences ne vont pas en diminuant. Leur expansion n&rsquo;est qu&rsquo;en partie liée à leur médiatisation, qui les rend plus visibles et quantifiables, ou à l&rsquo;accroissement de la population mondiale.  Certaines formes de violences à l&rsquo;égard des femmes ont été combattues avec succès.  De nouvelles &#8211; ou d&rsquo;anciennes ravivées &#8211; les ont remplacées et sont en expansion.  Elles se présentent de diverses façons : violences domestiques, abus sexuels,  rituels, polygyny, crimes dits d’honneur, exploitation, esclavage,  mutilations génitales.</h5>
<h5>De plus, on observe le recours dans certains conflits aux viols systématiques augmentant encore plus la violence pour les femmes. C’est le cas notamment en République démocratique du Congo où l’ONU estime qu’en 2009 plus de 8000 femmes ont été violées, chiffre qu’il faudra surement revoir à la hausse.  Le viol des femmes et des enfants est devenu une des armes du conflit.  Il traumatise les populations, détruit le tissu social, crée et entretient la terreur et assoie la pauvreté.</h5>
<h5>Le 17 décembre 1999, la résolution 54/134 de l’Assemblée des Nations Unies, a fixé le 25 novembre comme la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cette résolution invite notamment les pays et les ONG à organiser des actions dans le but de promouvoir  les droits des femmes et de sensibiliser le public à la situation que vivent les femmes encore et toujours dans certains pays.</h5>
<h5>Le 25 novembre, un jour dans l’année pour se mobiliser et dire non à ces violences.  Ce jour symbolique ne doit pas se limiter à 12 ou 24 heures mais plutôt marquer l’affirmation de chacun pour un combat de tous les jours.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Pourquoi avoir choisi le 25 novembre ?</strong></h4>
<h5>Ce jour a d’abord été choisi par les féministes latino-américaines en 1981 lors du premier forum féministe de l’Amérique Latine qui s’est déroulé à Bogota en Colombie.</h5>
<h5>Les mouvements féministes se sont développés après la chute des différents régimes autoritaires en place en Amérique Latine durant les années soixante-dix.</h5>
<h5>Et en 2008, le onzième forum de ce type a eu lieu au Mexique.</h5>
<h5>Le but de ce forum qui se déroule tous les 3 ans est de permettre le dialogue, la réflexion sur la place occupée par les femmes dans les sociétés latino-américaines, et également de mener  une réflexion politique.</h5>
<h5>En 1981, ces femmes ont choisi cette date pour commémorer la mort des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines assassinées le 25 novembre 1960 sur ordre de Rafael Leonidas Trujillo, alors dirigeant de la République dominicaine.</h5>
<h5>Ce jour a donc été choisi pour rappeler la vie de ces femmes et promouvoir la reconnaissance mondiale des violences infligées aux femmes en Amérique Latine.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Les sœurs « Mariposas », symbole de la lutte et de la résistance contre la répression et la violence.</strong></h4>
<h5>Tout commence sous le régime du dictateur Trujillo au pouvoir durant une trentaine d’années de 1930 à 1961 en République dominicaine. Son régime a été l’un des plus sanglants du 20ème siècle.  Concentrant le pourvoir entre les mains d’un seul homme, les arrestations arbitraires, la torture, les disparitions forcées et les « accidents » sont légions.</h5>
<h5>Trujillo met également en place une politique anti-haïtienne et des milliers d’haïtiens sont ainsi assassinés sous sa dictature.</h5>
<h5>Les sœurs Mirabal sont : Patria la plus âgée, Maria Tereza la plus jeune et enfin Minerva la plus impliquée politiquement. Cette dernière a pour rêve de devenir avocate.</h5>
<h5>C’est en juin 1949 que leur vie change. En effet, Minerva, connue pour sa beauté, est invitée ainsi que sa famille à une réception officielle à laquelle assiste Trujillo. A cette occasion, le dictateur remarque Minerva et lui fait des avances, mais celle-ci se refuse à lui.</h5>
<h5>Quelque temps après, la famille est de nouveau invitée à une réception officielle. Ne pouvant décliner l’invitation, ils s’y rendent tous ensemble. De nouveau, Trujillo fait des avances à Minerva et la famille décide de quitter précipitamment la soirée.</h5>
<h5>Après l’incident, Trujillo, peu habitué à être rejeté, fait arrêter le père des sœurs ainsi que Minerva, soupçonnés d’avoir des liens avec le Parti communiste. Ils seront emprisonnés quelques semaines.</h5>
<h5>Toute la famille est placée ensuite sous étroite surveillance.</h5>
<h5>En 1954, Minerva se marie avec Manuel Aurelio Tavares Justo dit « Manolo », alors étudiant en droit, malgré les intimidations de Trujillo. La même année, Maria Teresa se marie avec Leandro Guzman également étudiant en droit.</h5>
<h5>L’Amérique Latine,  à la fin des années 1950, connait des événements importants. Les dictateurs en place en Colombie et au Venezuela sont renversés. Batista à Cuba subit le même sort : en 1959 les troupes de Fidel Castro entrent dans la Havane.</h5>
<h5>Le 14 juin 1959, un avion de combattants cubains issus du mouvement castriste atterrit en République dominicaine. Même si cette action se révèle inefficace car les combattants sont rapidement arrêtés,  elle crée une réaction au sein de la dissidence dominicaine et en janvier 1960, le Mouvement du 14 juin (« 14 de junio »), organisation dissidente et clandestine, est créé.</h5>
<h5>Le mari de Minerva est le président du Mouvement du 14 juin.  Leandro Guzman, mari de Maria Teresa en est le trésorier.  Minerva participe également au mouvement et y prend le nom de code de « Mariposa » &#8211; papillon en français &#8211;</h5>
<h5>Ses sœurs rejoignent le Mouvement du 14 juin.  Toutes trois utiliseront le même  nom de code : Mariposa.</h5>
<h5>Quelques temps après le début du Mouvement clandestin du 14 juin, ces membres sont tous dénoncés.  Ils sont arrêtés et torturés.  Les soeurs Mirabal y compris.</h5>
<h5>Suite aux pressions de l’Eglise notamment, les femmes sont libérées mais  les époux des trois sœurs restent incarcérés.</h5>
<h5>Pour Trujillo, être ainsi défié par une femme est insupportable. Il déclarera même publiquement que les deux seuls problèmes de son gouvernement sont l’Eglise et Minerva Mirabal ; ce juste avant de commanditer l’assassinat des trois sœurs.</h5>
<h5>C’est peu de temps après, lors d’une de leur visite hebdomadaire au centre de détention de leurs époux, que les trois sœurs et leur chauffeur sont assassinés.</h5>
<h5>Sur le chemin du retour, ils tombent tous les quatre dans une embuscade. Leurs corps sont ensuite replacés dans leur voiture pour faire croire à un accident.</h5>
<h5>Ainsi finit la vie des trois sœurs.</h5>
<h5>Paradoxalement, Trujillo qui pensait ainsi éliminer une menace directe à son régime n’a fait qu’accroitre le climat de mécontentement. Environ un an plus tard, le 30 mai 1961, il est à son tour assassiné.</h5>
<h5>Ces trois femmes, malgré les arrestations et les tortures subies n’ont jamais cessé de se battre.  Elles en sont mortes.</h5>
<h5>Aujourd’hui encore leur souvenir, le souvenir de leur courage, permet de fédérer les personnes du monde entier le 25 novembre de chaque année.</h5>
<h5>Hommes, femmes prenant position pour dire non, non à la violence, aux abus, aux mutilations.</h5>
<h5>Comme le disait Minerva « s’ils me tuent, je sortirai les bras de ma tombe et je serai plus forte ».</h5>
<h5>Le souvenir de ces trois « papillons » exceptionnels qui ont réussi à renverser une dictature mais également le souvenir de toutes les femmes anonymes doit nous rappeler qu’il est possible de changer les choses.</h5>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Pour aller plus loin :</h5>
<ul>
<li>
<h5><strong>Sur l’histoire des sœurs Mirabal</strong></h5>
</li>
</ul>
<h5><em>Au Temps des papillons</em> de Julia Alvarez 1994 roman</h5>
<h5><em>« En el tiempo de las mariposas” </em>film adapté du roman de Julia Alvarez en 2001 avec Mark Anthony et Salma Hayek.</h5>
<h5><em>« Tropico de sangre » </em>film de 2010 avec Michelle Rodriguez et Juan Fernandez</h5>
<ul>
<li>
<h5><strong>Sur la dictature de Trujillo</strong></h5>
</li>
</ul>
<h5><em>La fiesta del Chivo </em>de Mario Varga Llosa écrivain péruvien lauréat du prix nobel de literatura</h5>
<h5><em>La fiesta del Chivo </em>film adapté du roman en 2005 avec Isabella Rossini</h5>
<h5><em>The Dictator&rsquo;s Seduction: Politics and the Popular Imagination in the Era of Trujillo </em>(American Encounters/Global Interactions)  de Lauren Derby</h5>
<h5><em>Trujillo: The Life and Times of a Caribbean Dictator</em> de Robert D. Crassweller MacMillan, New York (1966).</h5>
<ul>
<li>
<h5><strong>Sur les violences contre les femmes</strong></h5>
</li>
</ul>
<h5><a href="http://www.aidh.org/Femme/Images/Rapp-femmes.pdf">http://www.aidh.org/Femme/Images/Rapp-femmes.pdf</a> rapport de 2006 concernant les violences faites aux femmes.</h5>
<h5><a href="http://www.un.org/depts/dhl/dhlf/violence/index.html">http://www.un.org/depts/dhl/dhlf/violence/index.html</a> concernant la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes</h5>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une étude belge concernant les violences interpersonnelles auxquels doivent faire face des millions de personnes tous les jours dans le monde</title>
		<link>https://www.cri-irc.org/une-etude-belge-concernant-les-violences-interpersonnelles-auxquels-doivent-faire-face-des-millions-de-personnes-tous-les-jours-dans-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CRI-IRC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 11:22:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Violences]]></category>
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					<description><![CDATA[Ecrit par Jean Albert,  Ludivine Tomasso &#8211; Editeur: Jacqueline Duband, Emilie Dessens  Jeudi, 23 Octobre 2010 07:21 L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes vient de publier une étude sur l’expérience des femmes et des hommes concernant les abus émotionnels, physiques ou sexuels. Cette étude, réalisée en Belgique est très intéressante car elle souligne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ecrit par<i> </i><i>Jean Albert,  Ludivine Tomasso &#8211; Editeur: Jacqueline Duband, Emilie Dessens </i></em></p>
<p><i>Jeudi, 23 Octobre 2010 07:21</i></p>
<h5></h5>
<h5>L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes vient de publier une <a title="étude" href="http://igvm-iefh.belgium.be/fr/binaries/41%20-%20Dark%20number_FR_tcm337-102289.pdf" target="_blank" rel="noopener">étude</a> sur l’expérience des femmes et des hommes concernant les abus émotionnels, physiques ou sexuels.</h5>
<h5>Cette étude, réalisée en Belgique est très intéressante car elle souligne de façon claire les différences de comportements entre les hommes et les femmes lorsqu’ils doivent faire face à la violence et met à mal certains clichés.</h5>
<h5>L’étude indique notamment que la perception de la gravité attribuée à une situation de violence dépend en grande partie du contexte dans lequel elle existe et, en particulier, que des personnes peu confrontées à la violence perçoivent comme grave des situations de violence qui, selon les critères plus objectifs retenus par l’étude, seraient pourtant qualifiées de modérées (selon une échelle modérée/grave/très grave).</h5>
<h5>En France, la lutte contre les violences faites aux femmes a été déclarée grande cause nationale en 2010. Il est vrai que la violence contre les femmes reste un phénomène mondial mais bien souvent l’impact sur les hommes est laissé de côté.  L’étude note que même si les hommes se plaignent moins des formes de violence qu’ils peuvent subir, les femmes demeurent les plus touchées par la violence.</h5>
<h5>Il n’en demeure pas moins intéressant d&rsquo;observer comment la violence affecte les deux sexes.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Les violences commises par un partenaire pendant les douze derniers mois</strong></h4>
<h5>Les femmes font l’objet de violences plus souvent que les hommes. Environ 14,9% des femmes interrogées reconnaissent avoir subi des violences de la part de leur compagnon contre 10,5% chez les hommes dans les douze mois précédent l’entretien. Il est intéressant de remarquer que les hommes aussi peuvent faire l’objet de violence domestique.</h5>
<h5>Il faut cependant remarquer que les violences que subissent les hommes sont moins sérieuses que celles subies par les femmes. Environ 5% des femmes qui sont battues par un compagnon estiment subir des abus très sérieux contre 1,7% pour les hommes.</h5>
<h5>L’étude note aussi que la violence est plus courante pour les femmes âgées de 18 à 25 ans.  Peu de différences existent entre les autres catégories d’âge.  Plusieurs hypothèses peuvent expliquer le phénomène.  Les femmes de 18 à 25 ans se confient-elles plus ?  Les relations s’apaisent-elles après un certain âge ?</h5>
<h5>L’étude souligne aussi que la terminologie utilisée est importante pour obtenir des informations plus complètes sur la violence.  Ainsi la référence au terme « femme battue » ne rend pas compte des cas de violence les plus prépondérants.  10 fois plus de personnes subissent des violences psychologiques.  On notera en particulier une croissance des violences dites psychologiques qui pourrait être liée à la reconnaissance plus récente de ce type de violence.</h5>
<h5>Cette étude met également à mal le stéréotype de la personne battue qui reste « coincée » dans un schéma de victimisation. En effet, 90,2% des violences infligées par un conjoint sont passagères et correspondent à des situations particulières. En revanche, pour 10% des victimes, les violences durent plus d’un an.  Pourtant, une statistique de l’étude précise qu’une majorité des victimes font face à une situation de violence en se disant « Je me dis que ce n’est pas si grave ou que c’est comme cela dans tous les couples ».  Hors ce type de raisonnement peut être associé à un processus de victimisation.</h5>
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<h4>a)    Les réactions et la recherche d’aide</h4>
<h5>Là encore, le rapport présente des différences entre les hommes et les femmes.</h5>
<h5>Les femmes parlent beaucoup plus facilement des violences subies que les hommes (64,8% contre 39,2% chez les hommes).</h5>
<h5>On pourrait croire que les victimes plus jeunes parlent moins des violences. Il n’en est rien, plus de 80% des victimes entre 18 et 24 ans parlent de ce qu’elles vivent contre environ 60% pour les autres classes d’âge.</h5>
<h5>Dans la plupart des cas c’est à un ou une amie que les victimes se confient.  84.3% des hommes qui se confient le font auprès d’un(e) ami(e) contre 79.1% des femmes.</h5>
<h5>Les femmes se confient plus volontiers à un membre de leur famille que les hommes et ceux-ci se confient encore moins à des professionnels, ce qui souligne bien la difficulté que connaisse les hommes à avouer être une victime.   Aucun homme interrogé ne s’est confié à une personne d’un service d’aide.</h5>
<h5>Une autre note d’intérêt de l’étude réside dans le fait que les victimes flamandes se confient davantage que les victimes wallonnes.</h5>
<h5>Ceci indique que des différences socio-culturelles peuvent exister au sein d’un même pays et que les politiques d’aide doivent permettre une flexibilité d’adaptation qui prendrait en considération ces différences.</h5>
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<h4 style="text-align: left;">b)    Conséquences des violences</h4>
<h5>Les femmes sont plus souvent victimes de violences physiques. Elles admettent également plus facilement connaitre des séquelles psychologiques des violences subies.</h5>
<h5>Les victimes de violences ont deux fois plus de problèmes d’insomnie que les non victimes.  6,8% d’entre elles déclarent prendre des somnifères, tranquillisants, antidépresseurs ou anxiolytiques contre 3,5% pour les non victimes.  En revanche, les victimes ne consomment pas plus d’alcool que les non victimes.</h5>
<h5>Pour de nombreuses victimes, les violences ont des conséquences sur leur vie professionnelle.  Peu d’études économiques ont été conduites sur les conséquences économiques de la violence.  Pourtant les coûts liés à la violence méritent plus d’attention de la part des gouvernements et des entreprises.  Les victimes de violences sont plus souvent en arrêt maladie et l’impact de la violence sur leur capacité à mener à bien leurs taches professionnelles est important.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Abus perpétrés par un membre de la famille durant les 12 derniers mois</strong></h4>
<h5> La violence exprimée dans un cadre familial (hors partenaire ou ex-partenaire) est rare et plus souvent verbale (insultes par exemple) pour environ 13,1% contre seulement 1,3% de violences psychologiques (menace de maltraitance des enfants par exemple) et 0,6% de violences physiques.  Ces chiffres sont à relativiser puisqu’il apparaît aussi que ce type de violence fait rarement l’objet d’une plainte.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Pour les violences perpétrées dans un lieu public</strong></h4>
<h5 style="text-align: left;">Il s’agit ici de cas dans lesquels la victime ne connait pas forcément son agresseur.</h5>
<h5 style="text-align: left;">Hommes et femmes sont autant victimes de violences verbales.  En revanche pour ce qui concerne la violence physique, il est intéressant de remarquer que les hommes (4%) ont deux fois plus de chance que les femmes (2%) de connaitre ce type de violence.</h5>
<h5 style="text-align: left;">Ce sont également les plus jeunes (moins de 25 ans) qui sont le groupe le plus à risque face à ce type de violence.</h5>
<h5 style="text-align: left;">De plus, ce type d’agression est beaucoup plus rapporté. Et dans 9 cas sur 10 l’agresseur est un homme qui connaît la victime.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Les violences connues après l’âge de 18 ans </strong></h4>
<h5>L’étude révèle que la moitié des personnes interrogées hommes ou femmes ont connu des violences (qu’elles soient physique, morale, verbale) après l’âge de 18 ans.</h5>
<h5>Le fait d’avoir été victime de violence entraine une augmentation des problèmes de stress, d’insomnie&#8230; Ces personnes risquent plus de tomber dans l’abus de médicaments ou de drogues. Le taux de tentative de suicide est aussi trois fois plus élevé chez ces personnes.</h5>
<h5>Mais l’étude révèle également que les abus n’ont pas de conséquence quant à la consommation d’alcool.</h5>
<h5>Il faut également noter que les hommes et les femmes ne sont pas victimes des mêmes types d’abus. Les femmes sont victimes d’une personne qu’elles connaissent et de façon régulière alors que pour les hommes ce sont souvent des incidents isolés commis par un inconnu.</h5>
<h5>Cependant, comme le souligne bien l’étude, dans le cadre de violences commises par une ou un partenaire, les hommes gardent souvent le silence ce qui peut entrainer une sous-évaluation du phénomène.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Abus sexuels avant l’âge de 18 ans </strong></h4>
<h5>La plupart des viols ou des attouchements sont commis par un membre de l’entourage.</h5>
<h5>Ce traumatisme entraine des conséquences encore plus importantes que les abus sexuels commis après l’âge de 18 ans.  Les filles sont trois fois plus touchées que les garçons par ce type d’abus.  Les tentatives de suicides sont 6 fois plus élevées que chez les victimes adultes.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Recommandations </strong></h4>
<h5>L’étude fait quelques recommandations pour lutter contre ce type de violence.</h5>
<h5>Des campagnes de préventions doivent continuer à être mises en place en particulier auprès des hommes en ce qui concerne les problèmes de violence domestiques notamment pour les inciter à en parler.</h5>
<h5>Les personnels qui sont en première ligne pour détecter les différents abus (médecins, policiers, enseignants…) devraient recevoir plus de formations pour une meilleure identification des risques et une prise en charge des victimes, en particulier lorsqu’il s’agit de violences sexuelles et, à plus forte raison, pour ce qui concerne les mineurs.</h5>
<h5>Le rapport rappelle également qu’il faudrait accorder une attention particulière aux  enfants de parents divorcés pour des raisons de violence domestique et qui peuvent être instrumentalisés par leurs parents pour perpétuer certaines formes d’abus.</h5>
<h5>De plus, de véritables réseaux devraient être créés afin de prendre en charge les victimes du début à la fin : prise en charge juridique, physique et psychologique.</h5>
<h5>Puisque les taux de suicide sont beaucoup plus élevés, une prise en charge psychologique sur le long terme devrait être mise en place en partenariat avec des associations d’aide aux victimes.</h5>
<h5>Les Etats devraient améliorer leur politique en termes d’hébergement d’urgence pour augmenter les places qui sont déjà disponibles afin que les victimes aient un point de chute en cas de problème avec leur conjoint ou un membre de leur famille. Les hébergements d’urgence devraient favoriser la mobilité des victimes (entre différentes  villes par exemple) pour éviter qu’elles soient confrontées une fois de plus à leurs agresseurs ou retrouvées par un conjoint violent.</h5>
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