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	<title>Environnement &#8211; CRI-IRC</title>
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	<description>Centre de Recherche Internationale - International Research Center</description>
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		<title>La Terre traverse sa deuxième année consécutive la plus chaude jamais enregistrée.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CRI-IRC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:56:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Selon le groupe World Weather Attribution, le nombre total de personnes tuées par des événements météorologiques extrêmes intensifiés par le changement climatique en 2024 est probablement de plusieurs dizaines ou centaines de milliers. by Jeff Masters and Bob Henson January 10, 2025 Traduction Jean Albert, January 13, 2025 (article publié sur Yale Climate Connections). D’après [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Selon le groupe World Weather Attribution, le nombre total de personnes tuées par des événements météorologiques extrêmes intensifiés par le changement climatique en 2024 est probablement de plusieurs dizaines ou centaines de milliers.</p>



<p><em>by <a href="https://yaleclimateconnections.org/author/jmasters/">Jeff Masters</a> and <a href="https://yaleclimateconnections.org/author/bhenson/">Bob Henson </a>January 10, 2025</em></p>



<p><em>Traduction Jean Albert, January 13, 2025 (article publié sur <a href="https://yaleclimateconnections.org/">Yale Climate Connections</a>).</em></p>



<p>D’après la <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/monthly-report/global/202413">NOAA</a>, la <a href="https://data.giss.nasa.gov/gistemp/tabledata_v4/GLB.Ts+dSST.txt">NASA</a>, le <a href="https://climate.copernicus.eu/global-climate-highlights-2024">European Copernicus Climate Change Service</a>, Berkeley Earth et le <a href="https://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut5/">UKMET</a> Office, 2024 fut l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. Le record établit en 2023 est battu. Entre juin 2023 et juillet 2024, les températures mondiales ont battu des records pendant 14 mois consécutifs. La <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/climate-at-a-glance/global/time-series/globe/land_ocean/1/7/1850-2024">température globale de juillet</a> a probablement été la plus élevée de tous les mois depuis 1850.</p>



<p>Le changement climatique causé par l’homme a ajouté en moyenne 41 jours de chaleur dangereuse à l’échelle mondiale en 2024. Selon le groupe World Weather Attribution et Climate Central, il est probable que les phénomènes météorologiques extrêmes exacerbés par ce réchauffement aient coûté la vie à des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes.</p>



<p>D’après <a href="https://x.com/BerkeleyEarth/status/1877751174587142193">Berkeley Earth</a>, près de 24 % de la surface terrestre a connu en 2024 une température moyenne annuelle jamais atteinte auparavant. Pas moins de 104 pays, parmi lesquels la Chine, le Canada, le Mexique, l’Allemagne, le Brésil, la Grèce, la Malaisie et la Corée du Sud, ont connu des records historiques de températures. Ces records locaux ont touché environ 3,3 milliards de personnes — soit 40 % de la population mondiale.</p>



<p>La NOAA a aussi indiqué que ces records concernent aussi bien les températures terrestres que celles océaniques globales. Les hausses des températures des océans, ont déclenché un blanchissement mondial des coraux, le quatrième événement de ce type répertorié (après ceux de 1998, 2010, 2014-2017 et désormais 2024).</p>



<p>Enfin, les relevés satellitaires effectués en 2024 sur les huit premiers kilomètres de l’atmosphère ont révélé des températures nettement supérieures à celles des 46 années précédentes, selon l’<a href="https://www.drroyspencer.com/">Université d’Alabama</a> à Huntsville. Le plus inquiétant est que le précédent record, établi en 2023, a ainsi été largement surpassé.</p>



<p><strong>2024 : la première année enregistrée avec des températures dépassant 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels</strong></p>



<p>L’année 2024 a marqué la première fois où la température moyenne globale de surface de la Terre a dépassé 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels, avec des écarts moyens variant entre 1,46 et 1,62 °C &#8211; Ces écarts s’expliquent principalement par l’utilisation de différentes années de référence pour le climat préindustriel, comme 1850 ou 1880, et par des variations dans la prise en compte des zones peu documentées, telles que l’Arctique, notamment avant 1900 &#8211; Bien qu’une chaleur record en 2023 et 2024 ait été anticipée en raison d’un puissant phénomène El Niño dans le Pacifique Est, l’augmentation des températures a dépassé les prévisions. Les <a href="https://bsky.app/profile/enviroem.bsky.social/post/3lbdklfwkr22a">scientifiques du climat cherchent à en comprendre les causes</a>.</p>



<p>En tout état de cause, une augmentation de 1,5 °C au cours d’une seule année ne constitue pas <em>per se </em>une violation du seuil de <a href="https://interactive.carbonbrief.org/one-point-five-pathways/index.html">1,5 °C de l’Accord de Paris</a>. Ce seuil se réfère au réchauffement à long terme sur une période de 30 ans. Néanmoins, cela indique que le monde s’approche rapidement de cette limite.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="780" height="580" src="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-1.png" alt="" class="wp-image-302" srcset="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-1.png 780w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-1-300x223.png 300w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-1-768x571.png 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p class="has-small-font-size"><strong>Figure 1. Écart de température par rapport à la moyenne 2024</strong></p>



<p class="has-small-font-size">L’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Océanie et en Afrique. L’Asie a connu sa deuxième année la plus chaude, tandis que l’Antarctique a enregistré sa 17e année la plus chaude. Plus de 100 pays — dont la Chine, le Canada, le Mexique, l’Allemagne, le Brésil, la Grèce, la Malaisie et la Corée du Sud — ont connu leur année la plus chaude jamais observée. Ces régions, qui abritent 3,3 milliards de personnes, ont toutes battu des records de chaleur, selon <a href="https://www.carbonbrief.org/state-of-the-climate-2024-sets-a-new-record-as-the-first-year-above-1-5c/">Carbon Brief.</a> Aucune région n’a enregistré de record de froid. <em>(Crédit image : NOAA)</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="780" height="571" src="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-2.png" alt="" class="wp-image-303" srcset="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-2.png 780w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-2-300x220.png 300w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-2-768x562.png 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p class="has-small-font-size"><strong>Figure 2. Variation de la température moyenne annuelle entre 1995 et 2024</strong></p>



<p class="has-small-font-size">Les régions ayant connu le réchauffement le plus marqué entre 1995 et 2024 incluent l&rsquo;Arctique, la partie Est de l’Europe, le Moyen-Orient, ainsi que les eaux côtières du nord-est et ouest des États-Unis. <em>(Crédit image : NOAA)</em></p>



<p><strong>Pas de signe clair d’un pic des émissions mondiales de CO₂</strong></p>



<p>Selon le rapport <a href="https://globalcarbonbudget.org/">2024 Global Carbon Budget</a> du Global Carbon Project, en 2024, les émissions de dioxyde de carbone résultant des combustibles fossiles et de la production de ciment ont augmenté d’environ 0,8 %, pour atteindre un record annuel de 37,4 milliards de tonnes de CO₂. Cette hausse est similaire à l&rsquo;augmentation <a href="https://x.com/pepcanadell/status/1856503347592978817/photo/1">moyenne de 0,9 % observée</a> dans les années 2010, mais inférieure à celle de 1,4 % enregistrée en 2023. Pour autant, la concentration de CO₂ dans l’atmosphère en 2024 est ainsi environ 52 % supérieure aux niveaux préindustriels.</p>



<p>Les émissions totales de dioxyde de carbone ont dépassé de 2 % le précédent record établi en 2023. Chaque année est un record. Cette augmentation est due à la fois à la hausse des émissions liées aux combustibles fossiles et aux émissions exceptionnellement élevées causées par les changements d’utilisation des terres, notamment résultant <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/2024_South_American_wildfires">des incendies en Amérique du Sud</a> aggravés par un fort phénomène El Niño et des températures records.</p>



<p>Les deux autres principaux gaz à effet de serre d&rsquo;origine humaine — le méthane et le protoxyde d’azote — ont également atteint des niveaux sans précédent en 2024.</p>



<p><strong>Année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans</strong></p>



<p>En 2024, et en intégrant des données remontant à 1955, la chaleur totale accumulée dans les océans, tant dans les 700 mètres supérieurs que dans les 2 000 mètres supérieurs, a atteint des niveaux records. Plus de 90 % de la chaleur supplémentaire liée au réchauffement climatique d&rsquo;origine humaine est absorbée par les océans, grâce à leur grande capacité calorifique. Le reste se traduit par un réchauffement atmosphérique, une sécheresse et un réchauffement des terres, ainsi que la fonte des glaces terrestres et marines.</p>



<p>Cette accumulation de chaleur dans les océans contribue à l&rsquo;élévation du niveau de la mer (par expansion thermique et fonte des glaciers), à l&rsquo;intensification des ouragans, à des précipitations plus intenses entraînant des inondations destructrices, à des vagues de chaleur marine endommageant les récifs coralliens, et à des perturbations des circulations atmosphériques.</p>



<p><strong>2025 : une année probablement moins chaude</strong></p>



<p>Selon la <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/monthly-report/global/202313/supplemental/page-4">NOAA</a>, il y a 4 % de chances que 2025 dépasse 2024 comme année la plus chaude, mais 96 % de chances qu’elle se classe parmi les cinq années les plus chaudes. Le climatologue Gavin Schmidt prévoit que l’arrivée de La <a href="https://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/enso_advisory/ensodisc.shtml">Niña</a>, en début d’année, rendra 2025 plus fraîche que 2024. Néanmoins, elle sera probablement la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, derrière 2024 et 2023, mais devant 2016. Les prévisions du <a href="https://bsky.app/profile/hausfath.bsky.social/post/3ld4tspjf2g2w">UK Met Office confirment le pronostique</a>.</p>



<p><strong>2024 : Année la plus humide jamais enregistrée pour l&rsquo;humidité atmosphérique</strong></p>



<p><strong>Tempêtes tropicales globales proches de la moyenne</strong></p>



<p>En 2024, 85 cyclones tropicaux nommés ont été enregistrés à l&rsquo;échelle mondiale, un chiffre proche de la moyenne de 1980-2024, selon la page <a href="https://tropical.atmos.colostate.edu/Realtime/index.php?arch&amp;loc=global">Colorado State Real-Time Tropical Cyclone Activity</a>. Parmi eux, 42 ont atteint une force équivalente à celle d’un ouragan (vents de 119 km/h ou plus) et 23 sont devenus des ouragans majeurs (vents de 178 km/h ou plus). L’énergie cyclonique accumulée (ACE), une mesure intégrant la force, la fréquence et la durée des tempêtes, est restée en dessous de la moyenne.</p>



<p><strong>Accélération de l’élévation du niveau de la mer</strong></p>



<p>Selon une étude publiée en octobre 2024 intitulée <strong>« </strong><a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01761-5">Le taux d&rsquo;élévation du niveau mondial des mers a doublé au cours des trois dernières décennies</a><strong>« </strong>, en 2024, le niveau mondial des mers a augmenté d’environ 4,5 mm/an (0,18 pouce/an), En 1992, le niveau de la mer a augmenté de 2,1 mm/an. Le rythme a plus que doublé en 31 ans. Si cette tendance se poursuit, le niveau des mers pourrait augmenter de 5 mm/an d’ici 2030 et de 6,5 mm/an d’ici 2050, entraînant une hausse totale de 169 mm (6,7 pouces) sur les 30 prochaines années.</p>



<p><strong>Année la plus chaude jamais enregistrée aux États-Unis</strong></p>



<p>En 2024, la température moyenne annuelle aux Etats-Unis a été la plus élevée depuis le début des enregistrements en 1895, dépassant de 0,13 °C (0,24 °F) le précédent record établit 2012 à 12,93 °C (55,27 °F).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="780" height="320" src="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-3.jpg" alt="" class="wp-image-304" srcset="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-3.jpg 780w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-3-300x123.jpg 300w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-3-768x315.jpg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p class="has-small-font-size"><strong>Figure 3.</strong> Moyenne des températures sur la période 1895-2024. Les températures sur le territoire métropolitain américain (48 États situés sur le continent nord-américain, excluant l&rsquo;Alaska, Hawaï et les territoires d&rsquo;outre-mer) ont augmenté en moyenne de 1,7 degré Fahrenheit (0,9 degré Celsius) au cours des 130 dernières années. Ce réchauffement est légèrement inférieur à celui de la planète dans son ensemble. <em>(Crédit image : <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/climate-at-a-glance/national/time-series/110/tavg/3/11/1895-2024?base_prd=true&amp;begbaseyear=1901&amp;endbaseyear=2000">NOAA/NCEI</a>)</em></p>



<p>L’année 2024 enregistre la température la plus élevée jamais enregistrée dans 17 des Etats. De plus, tous les 48 États, à l&rsquo;exception de l&rsquo;Oregon et de Washington, ont connu l&rsquo;une de leurs cinq années les plus chaudes (voir Fig. 4 ci-dessous). Ce qui marque 2024 est la constance dans l’augmentation des températures sur l’ensemble de l’année. Si aucun mois en particulier n’a battu de record national, chaque mois à l’exception de janvier, a figuré parmi les 20 plus chauds des 130 dernières années.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="780" height="462" src="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-4.jpg" alt="" class="wp-image-305" srcset="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-4.jpg 780w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-4-300x178.jpg 300w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-4-768x455.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p class="has-small-font-size"><strong>Figure 4.</strong> Classements des températures moyennes annuelles dans chacun des 48 États situés sur le continent nord-américain (excluant l&rsquo;Alaska, Hawaï et les territoires d&rsquo;outre-mer) des États-Unis sur 130 ans de données (depuis 1895). La couleur rouge foncé indique des records de températures (Crédit image : <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/monthly-report/national/202413">NOAA/NCEI</a>).</p>



<p>Le météorologue indépendant <a href="https://bsky.app/profile/climateguyw.bsky.social">Guy Walton</a> a étudié les données de la NOAA pour 2024. Il relève 38 765 records quotidiens de températures maximales élevées, contre 10 423 records de températures minimales basses. Il s’agit d’une augmentation significative par rapport au ratio de 2,4 records de chaleur pour chaque record de froid, observé durant la première moitié des années 2020.</p>



<p>Ainsi, le ratio continue d’augmenter avec le temps, reflétant l’impact du réchauffement climatique. Selon une <a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2009GL040736">étude de 2009</a> coécrite par Walton, si les tendances actuelles se maintiennent, ce déséquilibre pourrait atteindre <strong>20 records de chaleur pour chaque record de froid </strong>d’ici le milieu du siècle.</p>



<p><strong>Précipitations et enneigements variés en 2024</strong></p>



<p>L’ensemble des précipitations (pluie et neige) pour les États-Unis en 2024 a donné un tableau très contrasté. L&rsquo;année a été la 29ᵉ la plus humide sur la période 130 ans (depuis l’enregistrement des données). Cependant, malgré plusieurs inondations dévastatrices — notamment celle provoquée par l’ouragan Helene qui a ravagé des régions autour des montagnes de l’ouest de la Caroline du Nord —, une grande portion du territoire national a connu des conditions de sécheresse prononcée entre la fin de l&rsquo;été et le début de l&rsquo;automne, caractérisées par une déficience significative des précipitations. Cela a porté le pourcentage du territoire des États-Unis en proie à la sécheresse ou à une sécheresse anormale à 87,78 %, son niveau le <a href="https://droughtmonitor.unl.edu/DmData/DataTables.aspx">plus élevé</a> depuis la création du U.S. Drought Monitor en 2000.</p>



<p><strong>Catastrophes météorologiques dépassant le milliard de dollars : 27 en 2024</strong></p>



<p>Pour l’année 2024, le nombre de catastrophes météorologiques aux États-Unis ayant coûté plus d’un <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/billions/">milliard de dollars constants</a> s’élève à 27, juste en deçà du record de 28 établi en 2023. Parmi les catastrophes de 2024 figurent :</p>



<p>17 événements de tempêtes violentes,</p>



<p>5 ouragans,</p>



<p>1 incendie de forêt,</p>



<p>1 sécheresse,</p>



<p>1 inondation,</p>



<p>2 tempêtes hivernales.</p>



<p>La moyenne annuelle des catastrophes dépassant le milliard de dollars constants pour les cinq dernières années (2020–2024) est de 23.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="780" height="589" src="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-5.jpg" alt="" class="wp-image-306" srcset="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-5.jpg 780w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-5-300x227.jpg 300w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-5-768x580.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p class="has-small-font-size"><strong>Figure 5.</strong> Résumé météorologique et climatique des États-Unis pour 2024 selon la NOAA. En 2024, les États-Unis ont enregistré 27 catastrophes météorologiques dépassant le milliard de dollars constants, soit une de moins que le record de 28 établit en 2023. L’ouragan Helene a causé des dégâts estimés à 79 milliards de dollars constants, soit la septième catastrophe météorologique la plus coûteuse de l’histoire du pays. L’ouragan Milton, en engendrant 34 milliards de dollars constants de dommages, se classe au 15ᵉ rang.</p>



<p><strong>Indice des extrêmes climatiques à un niveau record</strong></p>



<p>Les nombreux événements extrêmes de 2024 ont porté l’Indice des Extrêmes <a href="https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/cei/">Climatiques des États-Unis</a> (U.S. Climate Extremes Index) à son niveau annuel le plus élevé jamais enregistré. Cet indice mesure les extrêmes climatiques en fonction de la portion du territoire affectée, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des températures bien au-dessus ou bien en dessous de la moyenne,</li>



<li>Des sécheresses sévères,</li>



<li>Des ouragans touchant terre,</li>



<li>Une forte proportion des précipitations totales concentrée dans des événements ponctuels et extrêmes en une journée.</li>
</ul>



<p>En 2024, 47,38 % du territoire des États-Unis ont subi au moins un événement défini par cet indice, dépassant largement le record précédent de 41,88 % établi en 2020 (sur des données remontant à 1910).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="780" height="320" src="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-6.jpg" alt="" class="wp-image-307" srcset="https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-6.jpg 780w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-6-300x123.jpg 300w, https://www.cri-irc.org/wp-content/uploads/2025/02/Figure-6-768x315.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p class="has-small-font-size"><strong><em>Figure 6.</em></strong><em> L’Indice des extrêmes climatiques des États-Unis a atteint un niveau record annuel en 2024. (Crédit image : NOAA/NCEI)</em></p>



<p><strong>Activité des tornades aux États-Unis en 2024</strong></p>



<p>L’année 2024 a débuté avec une activité tornadique relativement faible, mais de mai à septembre, et à la fin décembre, l’activité est devenue particulièrement intense.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’Oklahoma a <a href="https://x.com/NWSNorman/status/1874239091488993292">enregistré 152 tornades</a>, le total annuel le plus élevé jamais observé dans cet État réputé pour ses tornades.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>À l’échelle nationale, 1 759 tornades confirmées ont été recensées, ce qui en fait la <a href="https://x.com/NWSSPC/status/1877349255507058958">deuxième année la plus active</a> depuis le début du suivi officiel, il y a 75 ans.</li>
</ul>



<p>Le Storm Prediction Center (Centre de prévision des tempêtes de la NWS) maintient également un décompte <a href="https://www.spc.noaa.gov/wcm/adj.html">ajusté à l&rsquo;inflation</a> des tornades, qui tient compte de l’augmentation significative des observations depuis les années 1980 grâce aux chasseurs de tornades, observateurs et autres. Cette version confirme également que 2024 a été la deuxième année la plus active en matière de tornades aux États-Unis.</p>



<p><strong>Impacts humains</strong></p>



<p>Les tornades de 2024 ont fait au <a href="https://www.spc.noaa.gov/climo/torn/test.html">moins 54 victimes aux États-Unis</a>. Comme c’est souvent le cas, plus de la moitié de ces décès (33) ont eu lieu dans des maisons préfabriquées ou mobiles, qui abritent moins de 10 % de la population américaine.</p>



<p><strong>Janvier 2025 : Le phénomène océanique à grande échelle du Pacifique équatorial de La Niña commence, mais devrait se terminer d’ici mai</strong></p>



<p>Le phénomène de La Niña de faible intensité a récemment débuté, selon le <a href="https://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/enso_advisory/ensodisc.shtml">rapport mensuel </a>de la NOAA sur l’état de l’oscillation El Niño/La Niña (ENSO) en janvier. Le phénomène devrait persister jusqu’en avril 2025, avec une probabilité de 59%, avant une transition probable à 60% vers un état ENSO neutre entre mars et mai 2025.</p>



<p><strong>Prévisions pour la saison des ouragans dans l’Atlantique (août-septembre-octobre 2025)</strong></p>



<p>Selon les prévisions de janvier de la NOAA et de l&rsquo;Institut international de recherche pour le climat et la société (IRI) de l’Université Columbia :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Il y a une probabilité de 35 % que La Niña persiste,</li>



<li>Une probabilité de 44 % pour un ENSO neutre,</li>



<li>Et une probabilité de 21 % pour des conditions El Niño.</li>
</ul>



<p>Le phénomène El Niño augmente le cisaillement des vents, ce qui inhibe le développement des ouragans. La Niña a l’effet inverse, favorisant une activité cyclonique accrue dans la région.</p>



<p><strong>Banquise arctique : la surface la plus faible jamais enregistrée en décembre</strong></p>



<p>En décembre 2024, la banquise arctique a atteint son niveau de glace le plus bas jamais observé depuis le début des enregistrements par satellite en 1978 selon le <a href="http://nsidc.org/arcticseaicenews/">National Snow and Ice Data Center</a>. Le <a href="https://arctic.noaa.gov/report-card/">Bulletin annuel de l’Arctique</a>, publié le 10 décembre, a mis en avant les faits saillants suivants pour 2024 :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Températures annuelles de l&rsquo;air de surface : Deuxièmes plus élevés depuis 1900.</li>



<li>Précipitations estivales : L&rsquo;été 2024 a été le plus humide jamais enregistré. Les précipitations dans l&rsquo;Arctique montrent une tendance à la hausse depuis 1950, avec des augmentations les plus marquées en hiver.</li>



<li>Étendue de la banquise en septembre : Classée sixième plus faible dans les 47 ans de données satellitaires, une diminution significative pour une période critique de l&rsquo;année.</li>



<li>Végétation de la toundra : Le verdissement de la toundra, indicateur de l’expansion des arbustes en réponse au réchauffement, a atteint le deuxième plus haut niveau dans les 25 ans de données satellitaires.</li>



<li>Stockage de carbone dans la toundra : En raison de l&rsquo;augmentation des incendies, la toundra arctique est passée d&rsquo;un rôle de puits de carbone à celui de source de dioxyde de carbone.</li>



<li>Populations de caribous migrateurs : Déclin de 65 % au cours des deux ou trois dernières décennies. Si certaines petites populations côtières de l&rsquo;Arctique occidental ont montré des signes de reprise depuis une dizaine d&rsquo;années, les grandes populations intérieures continuent de décliner ou demeurent à des niveaux historiquement bas, selon les observations des aînés autochtones.</li>



<li>Passage du Nord-Ouest : Le passage à travers l&rsquo;archipel canadien s&rsquo;est dégagé de glace sur sa route sud à la fin août. L’étendue de la glace dans le Passage du Nord-Ouest en 2024 a atteint son niveau minimal jamais enregistré depuis le début des relevés satellitaires.</li>



<li>Glace pluriannuelle : À la fin de l&rsquo;été 2024, l&rsquo;étendue de la glace pluriannuelle était similaire à celles de 2022 et 2023. Elle représente 40 % de son étendue moyenne dans les années 1980 et 1990.</li>
</ul>



<p>Ces observations illustrent l’impact profond et continu du réchauffement climatique sur les systèmes environnementaux et écologiques de l’Arctique.</p>



<p><strong>Diminution de la perte de glace de mer en Antarctique</strong></p>



<p>La perte de glace de mer en Antarctique a ralenti de manière significative en décembre 2024, après une période prolongée de niveaux bas quotidiens records ou quasi-records observés en 2023 et 2024. L&rsquo;<a href="https://nsidc.org/data/seaice_index">étendue de la glace en décembre</a> s&rsquo;est classée au neuvième rang des plus faibles jamais enregistrées.</p>



<p><strong>Records de chaleur nationale et territoriale en 2024</strong></p>



<p>Selon <a href="https://twitter.com/extremetemps">Maximiliano Herrera</a>, spécialiste des records météorologiques internationaux (présent sur <a href="https://bsky.app/profile/extremetemps.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://twitter.com/extremetemps">X</a>), 22 nations ou territoires ont établi ou égalé leurs records de chaleur absolus en 2024. Parmi eux, six nations ou territoires ont battu ou égalé à plusieurs reprises leur ancien record de chaleur en 2024. En revanche, aucun pays n&rsquo;a établi ou égalé de record absolu de froid durant la même période.</p>



<p>Autre statistique d’importance notée par Herrera sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le record pour le plus grand nombre de records de chaleurs, soit 24, établi en 2019. Il n’y en eu 21 en 2023.</li>



<li>502 stations météorologiques ont enregistré des records absolus de chaleur en 2024 (597 en 2023, 762 en 2022 et 404 e 2021), et six pour un record absolu de froid.</li>
</ul>



<p>Ces données illustrent la tendance globale à des conditions de chaleur extrême de plus en plus fréquentes, avec un impact disproportionné par rapport aux événements de froid extrême.</p>



<p><strong>Vingt-deux records absolus de chaleur nationale/territoriale établis en 2024 :</strong></p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="has-small-font-size">Îles Cocos (Australie) : 32,8 °C le 28 février, 29 février et 7 avril (égalé) à l’aéroport des Îles Cocos ; record battu avec 33,2 °C le 3 décembre au même endroit; Costa Rica : 41,0 °C à Cerro Huacalito le 6 mars ; record battu avec 41,5 °C le 23 mars au même endroit; Comores : 36,2 °C à l’aéroport de Hahaya le 12 mars; Congo-Brazzaville : 39,6 °C à Impfondo le 13 mars; Maldives : 35,1 °C à Hanimadhoo le 24 mars ; égalé le 11 avril au même endroit; Togo : 44,0 °C à Mango le 31 mars.; Mali : 48,5 °C à Kayes le 3 avril; Belize : 42,3 °C à Barton Creek le 10 avril ; égalé le 17 mai à Chaa Creek; Tchad : 48,0 °C à Faya le 24 avril ; égalé le 5 juin au même endroit; Cambodge : 42,8 °C à Preah Viehar et Svay Leu le 27 avril; Laos : 43,7 °C à Tha Ngon le 1ᵉʳ mai (record battu pour la 3ᵉ fois en 2024); Ghana : 44,6 °C à Navrongo le 1ᵉʳ mai; Palaos : 35,0 °C à l’aéroport international de Babelthuap le 29 mai (égalé) ; record battu avec 35,6 °C à Koror le 2 juin; Égypte : 50,9 °C à Assouan le 7 juin; Mexique : 52,0 °C à Tepache le 20 juin (égalé); République dominicaine : 41,4 °C à Boca de Mao le 8 août; Colombie : 43,4 °C à Jerusalen le 14 septembre; Saint-Barthélemy (France) : 35,8 °C à Gustavia le 24 septembre; Dominique : 36,6 °C à Canefield; Bolivie : 47,0 °C à Villamontes le 7 octobre (égalé); Guyane française (France) : 39,3 °C à Gustavia le 6 novembre; Terres australes et antarctiques françaises : 37,5 °C sur l’île Juan de Nova le 25 décembre.</p>
</div></div>



<p>Aucun pays ou territoire n’a établi ou égalé de record absolu de froid en 2024.</p>



<p><strong>202 records mensuels nationaux/territoriaux de chaleur battus ou égalés en 2024</strong></p>



<p>En plus des 22 records absolus de chaleur nationale/territoriale mentionnés précédemment (ainsi que six records supplémentaires pour les Maldives, Belize, Tchad et Palaos établis sur deux mois différents, et trois records établis aux Îles Cocos sur trois mois différents), 202 records mensuels nationaux ou territoriaux de chaleur ont été battus ou égalés en 2024, portant le total à 230 records mensuels absolus.</p>



<p>Ci-dessous les 202 records mensuels supplémentaires répartis par mois :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Janvier (15) : </strong>Mayotte, Dominique, Saba, Îles Cocos, Malte, Hong Kong, Côte d’Ivoire, Maldives, Andorre, Portugal, Costa Rica, Royaume-Uni, Seychelles, Martinique, Saint-Barthélemy.</li>



<li><strong>Février (18) : </strong>Maldives, Guyane française, Guyana, Dominique, Curaçao, Saint-Kitts-et-Nevis, Antigua-et-Barbuda, Îles Vierges des États-Unis, Belize, Corée du Nord, Maroc, Terres australes françaises, Hong Kong, Taïwan, Pérou, Laos, Tchad, Togo.</li>



<li><strong>Mars (24) : </strong>Paraguay, Samoa, Zimbabwe, Dominique, Cameroun, Ghana, Guyana, Guyane française, République dominicaine, Taïwan, Hong Kong, Saba, Territoires britanniques de l’océan Indien, Îles Salomon, Suriname, Guatemala, Croatie, Pologne, Biélorussie, Lituanie, Lettonie, Estonie, Bénin, Burkina Faso.</li>



<li><strong>Avril (28) : </strong>Dominique, Terres australes françaises, Costa Rica, Polynésie française, Guyane française, Guyana, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Saba, Comores, Territoires britanniques de l’océan Indien, Maurice, Chine, Slovénie, Croatie, Bosnie, Cap-Vert, Népal, Zimbabwe, Chypre, Turquie, Niger, Jordanie, Israël, Vietnam, Colombie, Saint-Barthélemy, Laos.</li>



<li><strong>Mai (20) : </strong>Sri Lanka, Maurice, Tuvalu, Côte d’Ivoire, Dominique, Niue, Brésil, Martinique, Maldives, Costa Rica, Mexique, Belize, Îles Caïmans, Cuba, Saba, Îles Cocos, Niger, Koweït, Irak, Saint-Eustache.</li>



<li><strong>Juin (25) : </strong>Terres australes françaises, Guatemala, Aruba, Curaçao, Zimbabwe, Comores, Grenade, Saint-Eustache, Corée du Nord, Nouvelle-Zélande, Dominique, Îles Cocos, Costa Rica, Maurice, Martinique, Taïwan, Paraguay, Algérie, Turquie, Saint-Pierre-et-Miquelon, Koweït, Chine, Guyane française, Guadeloupe, Malaisie.</li>



<li><strong>Juillet (16) : </strong>Îles Vierges des États-Unis, Palaos, Îles Cocos, Aruba, Territoires britanniques de l’océan Indien, Dominique, Arabie Saoudite, Biélorussie, Maurice, Maldives, Curaçao, Îles Salomon, Mariannes du Nord, Brunei, Mozambique, Guyane française.</li>



<li><strong>Août (11) : </strong>Palaos, Terres australes françaises, Australie, Territoires britanniques de l’océan Indien, Svalbard, Indonésie, Zimbabwe, Eswatini, Équateur, Comores, Guadeloupe.</li>



<li><strong>Septembre (14) : </strong>Taïwan, Slovénie, Suède, Norvège, Mexique, Colombie, Corée du Nord, Hong Kong, Cuba, Bangladesh, Népal, Îles Cocos, Gabon, Malaisie.</li>



<li><strong>Octobre (11) : </strong>États-Unis, Mexique, Saba, Maldives, Territoires britanniques de l’océan Indien, Brésil, Seychelles, Chili, Terres australes françaises, Îles Salomon, Guadeloupe.</li>



<li><strong>Novembre (12) : </strong>Inde, Japon, Iran, Pakistan, Émirats arabes unis, Îles Féroé, Maldives, Portugal, Territoires britanniques de l’océan Indien, Islande, Terres australes françaises, Vanuatu.</li>



<li><strong>Décembre (8) : </strong>Norvège, Curaçao, Zimbabwe, Singapour, Botswana, Maldives, Portugal, Libéria.</li>
</ul>



<p><strong>Tendance globale</strong></p>



<p>Ces records mensuels démontrent l&rsquo;ampleur et la répartition mondiale des records de chaleur extrême en 2024, témoignant de l’impact croissant du réchauffement climatique.</p>



<p><strong>Trois records mensuels nationaux/territoriaux de froid battus en 2024</strong></p>



<p>En complément des trois records absolus de froid mentionnés précédemment, six nations ou territoires ont établi un record mensuel absolu de froid en 2024, portant le total à neuf records mensuels de froid pour l&rsquo;année :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Chine : Record absolu de froid pour le mois de février.</li>



<li>Qatar : Record absolu de froid pour le mois de mars.</li>



<li>Myanmar : Record absolu de froid pour le mois de septembre.</li>
</ul>



<p><strong>Records mondiaux notables de chaleur et de froid en 2024</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Température la plus élevée dans l&rsquo;hémisphère Nord : 54,1 °C (129,4 °F) à Death Valley, Californie (États-Unis), le 8 juillet.</li>



<li>Température la plus basse dans l&rsquo;hémisphère Nord : -58,5 °C (-73,3 °F) à Yurty, Russie, le 1er janvier.</li>



<li>Température la plus élevée dans l&rsquo;hémisphère Sud : 49,9 °C (121,8 °F) à Carnarvon, Australie, le 18 février.</li>



<li>Température la plus basse dans l&rsquo;hémisphère Sud : -82,1 °C (-115,8 °F) à Dome Fuji, Antarctique, le 16 juillet.</li>



<li>Température moyenne annuelle la plus élevée dans l&rsquo;hémisphère Sud en 2024 : 30,2 °C (86,4 °F) à Surabaya AP, Indonésie.</li>



<li>Température moyenne annuelle la plus élevée dans l&rsquo;hémisphère Nord en 2024 : 32,5 °C (90,5 °F) à Yelimane, Mali.</li>
</ul>



<p><strong>Record absolu de température annuelle moyenne mondiale</strong></p>



<p>Le record absolu de la température moyenne annuelle la plus élevée jamais enregistré sur Terre reste 32,9 °C (91,2 °F), observé à Makkah, Arabie saoudite, en 2010 et en 2016.</p>



<p>Ces données reflètent les extrêmes climatiques de 2024, mettant en évidence des tendances continues de réchauffement, l’augmentation des extrêmes, et des anomalies dans le contexte du changement climatique global.</p>



<p><strong>Quatorze records notables de température hémisphériques et continentaux établis en 2024</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en janvier en Asie : 28,5 °C (83,3 °F) à Bangkok Klong Thoey, Thaïlande, le 14 janvier.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en février en Asie : 29,1 °C (84,1 °F) à Diego Garcia (Territoires britanniques de l’océan Indien), le 18 février.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en mars en Amérique du Sud : 31,6 °C (88,9 °F) à Mariscal Estigarribia, Paraguay, le 17 mars.</li>



<li>Température la plus élevée jamais enregistrée en avril en Afrique : 48,5 °C (119,3 °F) à Kayes, Mali, le 3 avril.</li>



<li>Température la plus élevée jamais enregistrée en mai en Amérique du Nord : 51,1 °C (124,0 °F) à Gallinas, Mexique, le 9 mai.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en mai dans l’hémisphère Sud : 29,7 °C (85,5 °F) à Funafuti, Tuvalu, le 21 mai.</li>



<li>Température la plus élevée jamais enregistrée en juin en Afrique : 50,9 °C (123,6 °F) à Assouan, Égypte, le 7 juin.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en juin dans l’hémisphère Sud : 29,3 °C (84,7 °F) à Funafuti, Tuvalu, le 18 juin.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en juillet dans l’hémisphère Sud : 28,8 °C (83,8 °F) à Nukunonu, Tokelau (territoire néo-zélandais), le 16 juillet.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en août dans l’hémisphère Sud : 29,7 °C (85,5 °F) à Filadelfia, Paraguay, le 3 août.</li>



<li>Température la plus élevée jamais enregistrée en août et pendant tout l’hiver en Océanie : 41,6 °C (105,8 °F) à Yampi Sound, Australie, le 26 août.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en septembre dans l’hémisphère Sud : 30,9 °C (87,6 °F) à Cuiaba, Brésil, le 26 septembre.</li>



<li>Température la plus élevée jamais enregistrée en octobre en Amérique du Nord : 47,2 °C (117,0 °F) à Palm Springs et Indio (États-Unis), record égalé le 6 octobre à Ejido Nuevo Leon, Mexique.</li>



<li>Température minimale la plus élevée jamais enregistrée en décembre en Amérique du Nord : 28,6 °C (83,5 °F) à Hato, Curaçao, Pays-Bas, le 1ᵉʳ décembre.</li>
</ol>



<p>Ces records reflètent l’ampleur des anomalies climatiques en 2024, marquant des températures extrêmes sans précédent dans plusieurs régions du globe.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>EU action to alleviate the effects of climate change for those that will be most affected by it</title>
		<link>https://www.cri-irc.org/eu-action-to-alleviate-the-effects-of-climate-change-for-those-that-will-be-most-affected-by-it/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CRI-IRC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 11:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Ecrit par Jean Albert  Mardi, 21 Août 2007 00:00 EU action in the face of climate change Recently the European Union has taken the lead in addressing climate change. It has in a number of communications, resolutions and conclusionsproposed far reaching commitments to reduce emissions to contain temperature increases below 2°C1. To attain this objective [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ecrit par <i>Jean Albert </i></em></p>
<p><i>Mardi, 21 Août 2007 00:00</i></p>
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong><em>EU action in the face of climate change</em></strong></h3>
<h5>Recently the European Union has taken the lead in addressing climate change. It has in a number of communications, resolutions and conclusionsproposed far reaching commitments to reduce emissions to contain temperature increases below 2°C<sup>1</sup>. To attain this objective meansfirst substantial reductions in GHG by developed countries immediately with a target of 30 percent reduction by 2020 by comparisonto 1990s levels. Second, it means a simultaneous reduction in growth of GHG in developing countries followed by an absolutereduction in GHG by 2020 the objective being a 50 percent reduction of GHG by 2050 for developing countries and a 70 percentreduction for developed countries by the same date. Third, it means a halt to deforestation with the next two decades andreforestation thereafter. These conclusions stem from the report compiled by Sir Stern in 2006 in which the cost benefitanalysis of action versus inaction in facing climate change favoured action with benefits in terms of energy security,innovation and resulting increased competitiveness and health from lower atmospheric pollution.</h5>
<h5>The EU is also the world&rsquo;s largest official development assistance provider and a leader in global efforts to reduce poverty.</h5>
<h5>There are strong links between climate change and poverty reduction. These have been addressed as early as 2002<sup>2</sup>. They are confirmed regularly.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Climate change will affect those that are already the worst off</strong></h4>
<h5>The conclusions of the Intergovernmental Panel on Climate Change<sup>3</sup> are alarming.Not so much in its first and second conclusions that state that climate change is happening and thatit is the result of human activity leading to the emission of greenhouse gases into the atmosphere.But in the third that emphasize that climate change will affect all of us but more so those in thedeveloping world. Not surprisingly though given the lack of infrastructure and resources availableto developing countries and their location which often exposed them to the worst of climates.</h5>
<h5>It is thus anticipated that Least Developed Countries<sup>4</sup> (« LDCs ») and other vulnerable developingcountries will be hit earliest and hardest by climate changes. As stated above, these countrieshave little in way of resources to prepare and will struggle to adapt their way of living to thenew conditions and the extra level of insecurity that they create. The survival of millions ofpeople is at stake.</h5>
<h5>Climate change is therefore likely to further delay the achievement of the « Millennium Development Goals »<sup>5</sup> in many ofthese countries and in the rest of the world since « respect for nature » is one of the fundamental values consideredto be essential to international relations in the twenty-first century. Human action seems to once more contradicthuman goals.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>The EU to assist developing countries, anticipate and adapt to climate change</strong></h4>
<h5>Reacting to this, the European Commission has decided to establish a Global Climate Change Alliance (« GCCA »). Thiswill be a partnership between the EU and developing countries. A Communication from the European Commission outliningthe GCCA will be available by mid September. A full plan of action will be proposed by the end of the year.</h5>
<h5>The GCCA will be a platform for reflexion, dialogue and common actions to promote a shared vision between the EuropeanUnion and LDCs with a view to influence the post-Kyoto<sup>6</sup> negotiations for a post-2012<sup>7</sup> international climate change regime and to jointly develop solutions on climate change.</h5>
<h5>In addition, the GCCA will aim at becoming a major instrument of technical and financial support to LDCs in their effortsto implement measures aimed at disaster risk reduction, emergency reliefs, curbing deforestation and participating inthe Clean Development Mechanism<sup>8</sup>.</h5>
<h5>The GCCA will also take the form of partnership agreements where the parties will commit to specific targets interms of GHG growth reduction for the LCDs and GHG reductions for the EU. However, in the present context of « I won&rsquo;t move until you move »this may prove difficult, especially given the current funding levels for the project.</h5>
<h5>The initial funding for the GCCA will come from the European Commission. The institution has pledged €50 million.However, Member States will also be expected to contribute to the GCCA and give it the means to become a meaningful instrument inthe face of climate change.</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Could EU action be more targeted/efficient?</strong></h4>
<h5>It should be noted that the reason for the creation of GCCA is questionable. An organisation such as « The Future International Actionon Climate Change Network »<sup>9</sup> and already sponsored by the European Commission is well suited to integrate the GCCA idea if itdoes not already do so. It states that its purpose is to « provide an interactive platform for discussion on future internationalaction on climate change, including approaches of a post-2012 commitment regime under the UNFCCC and the Kyoto Protocol ». Itis important given the current time pressure, the objective of limiting GHG emissions and the increased costs/benefit analysesto also try and limit the creation of a myriad entities and organisations whose functions and role are similar.</h5>
<h5>The world is bustling with well meaning organisations that seek to promote the environment, but concrete actions of the dimensionsthat would be necessary to make a difference lag behind.</h5>
<h5>Meanwhile, everyone is looking at everyone. Consumers are targeted. Air travellers more so by « environmentalists » that believe theflawed carbon footprints calculators that they have used on numerous websites<sup>10</sup>. Desperation and panic are polluting the atmosphere.</h5>
<h5>The reason why concrete actions are difficult in the present context is that there is little communication on how exactly countriesare supposed to improve their emissions, how their efforts will be measured and what the compensation will be. Further conflicts ofinterest run high. Fossil energy producing states enjoy immense riches. Growth in many developing economies is high and the standardof living for many has improved. Only those for whom growth is limited seem interested in the environment and climate change.The EU has decided that it would act alone if necessary. But it will not be enough to curtail the worst predictions on climate change.</h5>
<h5>General goals have been defined but apart from shutting down economies there are not many suggestions on significant actions tobe undertaken, the ways to measure results and reward the virtuous.</h5>
<h5>A country by country analysis needs to be conducted, objectives set (short term and longer term), solutions totackle the objectives proposed, means to implement them defined, results monitored and credits given.So until this is done and the atmosphere clears, for most countries it is just business as usual&#8230;</h5>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Appendices</strong></h4>
<h6><em><span id="A1">1 &#8211; See European Commission Communication, Limiting Global Climate Change to 2°C: The Way Ahead for 2020 and Beyond,COM (2007) 2, 10.1.07. See European Commission Communication, the battle against global climate change COM (2005) 35,21.5.05. See European Council Presidency Conclusions, 7224/07, 8 and 9.3.07. See also Council (Environment) Conclusions,EU objectives for the further development of the international climate regime beyond 2012, 6621/07, 21.2.07 at<a href="http://register.consilium.europa.eu/pdf/en/07/st06/st06621.en07.pdf">st06621.en07.pdf</a>. See EuropeanParliament Resolution on Winning the Battle Against Global Climate Change (2005), 20.10.05.<br />
</span><span id="A2">2 &#8211; See European Commission Communication, Toward a global partnership on sustainable development,COM (2002) 82 Final, 13.2.02. See also European Commission Communication, Climate Change in the Context ofDevelopment Cooperation, COM (2003) 85, 11.3.03 and Council Conclusions, Climate change in the Context ofDevelopment Cooperation, (15164/04), 24.11.04.<br />
</span><span id="A3">3 &#8211; <a href="http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/wg1-report.html">ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/wg1-report.html</a>.<br />
</span><span id="A4">4 &#8211; See the list of Least Developed Countries at <a href="http://www.un.org/special-rep/ohrlls/ldc/list.htm">www.un.org/special-rep/ohrlls/ldc/list.htm</a>.<br />
</span><span id="A5">5 &#8211; <a href="http://www.un.org/millennium/declaration/ares552e.pdf">www.un.org/millennium/declaration/ares552e.pdf</a>.<br />
</span><span id="A6">6 &#8211; Kyoto Protocol to the United Nations Framework Convention on Climate Change and to the application procedures for its implementation adopted at theConferences of the Parties in Bonn (July 2001), Marrakech (November 2001), New Delhi (October and November 2002), Milan (December 2003)and Buenos Aires (December 2004). The EU ratified the Kyoto Protocol through Council Decision of April 25, 2002 relative to the adoption,in the name of the European Community, of the Kyoto Protocol, JO L 130, 15.5.2002, P.1.<br />
</span><span id="7">7 &#8211; The Kyoto Protocol establishes that negotiations for emission reduction commitments for the period after 2012 started in 2005.<br />
</span><span id="A8">8 &#8211; Article 12 of the Kyoto Protocol defines the clean development mechanism. « The purpose of the clean development mechanism shall beto assist Parties not included in Annex I in achieving sustainable development and in contributing to the ultimate objective of theConvention, and to assist Parties included in Annex I in achieving compliance with their quantified emission limitation and reductioncommitments under article 3 ». See <a href="http://cdm.unfccc.int/index.html">cdm.unfccc.int/index.html</a>.<br />
</span><span id="A9">9 &#8211; See fiacc.net. The network also provides an extensive bibliography on climate change.<br />
</span><span id="A10">10 &#8211; Has anyone noticed that the calculators do not identify the formula used in calculating carbon footprints and that just as an examplethey systematically failed to differentiate between private jets and commercial planes, economy seating and business/first class. Basically,they do not distinguish between an elephant footprint and a mouse one.</span></em></h6>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CRI prépare une étude sur l’exploration et l’extraction d’huile et de gaz de schiste.</title>
		<link>https://www.cri-irc.org/cri-prepare-une-etude-sur-lexploration-et-lextraction-dhuile-et-de-gaz-de-schiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CRI-IRC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 11:22:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://criirc.webhost3.domainoo.net/?p=60</guid>

					<description><![CDATA[Ecrit par Jean Albert  Mercredi, 13 Novembre 2013 15:25 Le 7 Septembre 2012, la Commission européenne a publié trois études sur les hydrocarbures non conventionnels, en particulier le gaz de schiste. Les études portent sur les effets potentiels de ces combustibles sur les marchés de l&#8217;énergie, l&#8217;impact climatique potentiel de production de gaz de schiste [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ecrit par <i>Jean Albert </i></em></p>
<p><i>Mercredi, 13 Novembre 2013 15:25</i></p>
<h5></h5>
<h5>Le 7 Septembre 2012, la Commission européenne a publié trois études sur les hydrocarbures non conventionnels, en particulier le gaz de schiste. Les études portent sur les effets potentiels de ces combustibles sur les marchés de l&rsquo;énergie, l&rsquo;impact climatique potentiel de production de gaz de schiste et les risques potentiels relatifs à l&rsquo;exploitation et à la fracturation hydraulique que les gaz de schiste pourraient présenter pour la santé humaine et l&rsquo;environnement.</h5>
<h5>La première étude relative à l&rsquo;impact sur le marché de l&rsquo;énergie montre que le développement des gaz non conventionnels aux États-Unis ont permis la disponibilité de plus grandes réserves de gaz naturel liquéfié au niveau mondial, ce qui a eu un impact direct sur les prix du gaz dans l&rsquo;UE<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[1]</a>.</h5>
<h5>La seconde étude relative à l&rsquo;impact climatique montre que le gaz de schiste produit dans l&rsquo;UE entraîne des émissions de gaz à effet de serre plus importantes que le gaz naturel classique produit dans l&rsquo;UE, mais &#8211; si cette ,production est bien gérée &#8211; moins de gaz à effet de serre que le gaz importé de l&rsquo;extérieur de l&rsquo;UE, que ce soit par gazoduc ou par méthanier en raison  de l&rsquo;impact sur les émissions provenant du transport de gaz à longue distance<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[2]</a>.</h5>
<h5>La troisième étude sur l&rsquo;impact environnemental montre que l&rsquo;extraction du gaz de schiste entraîne généralement une plus grande empreinte écologique que l&rsquo;exploitation de gaz conventionnel<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[3]</a>. Des risques de contamination des sols et eaux souterraines, l&rsquo;appauvrissement des ressources en eau, pollution de l&rsquo;air et sonores, occupation des terres,  perturbation de la biodiversité et impacts liés à la circulation sont jugés trop élevés dans le cas des projets cumulatifs.</h5>
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<h5>L’Union Européenne vient le 9 Octobre 2013 de prendre la première mesure de précaution concernant l’utilisation de la technique du fracking dans les amendements du Parlement européen à la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2011/92/CEE concernant l&rsquo;évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l&rsquo;environnement.  Le Parlement ajoute notamment un article :</h5>
<h5>« <em>(23 bis).  Les seuils de production prévus pour le pétrole et le gaz naturel à l&rsquo;annexe I de la directive 2011/92/UE ne tiennent pas compte des spécificités des niveaux de production quotidienne des hydrocarbures non conventionnels, qui sont souvent extrêmement variables et inférieurs. Dès lors, malgré leurs incidences sur l&rsquo;environnement, les projets concernant ces hydrocarbures ne sont pas soumis à une évaluation obligatoire des incidences. Au titre du principe de précaution, comme l&rsquo;exige la résolution du 21 novembre 2012 du Parlement européen sur les incidences sur l&rsquo;environnement des activités d&rsquo;extraction de gaz de schiste et de schiste bitumineux, il convient d&rsquo;inclure les hydrocarbures non conventionnels (gaz et schiste bitumineux, gaz de réservoir étanche, méthane de houille), définis en fonction de leurs caractéristiques géologiques, à l&rsquo;annexe I de la directive 2011/92/UE, indépendamment de la quantité extraite, de sorte que les projets concernant ces hydrocarbures soient systématiquement soumis à une évaluation de leurs incidences sur l&rsquo;environnement<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx"><strong>[4]</strong></a>.</em> »</h5>
<h5>La France a adopté la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l&rsquo;exploration et l&rsquo;exploitation des mines d&rsquo;hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[5]</a>.  La validité constitutionnelle de cette loi a été confirmée par le Conseil Constitutionnel dans sa décision n° 2013-346 QPC du 11 octobre 2013<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[6]</a>.  La conséquence de cette loi est que la société américaine Schuepbach Energy LLC perd ses droits d’exploration.</h5>
<h5>La Bulgarie a adopté une résolution parlementaire en Juin 2012 interdisant le fracking<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[7]</a>.  La loi stipule par ailleurs que toute violation de ses dispositions peut donner lieu à l’imposition d’une amende de 50 millions d’Euros et d’une confiscation des équipements<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[8]</a>.  La conséquence immédiate de cette loi est que la société américaine Chevron qui avait obtenu une autorisation d’explorer et d’extraire se l’est vue retirée.</h5>
<h5>Ces deux pays ont cédé à la pression populaire pour adopter des mesures visant à interdire l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique visant à l’exploration et à l’extraction de l’huile et du gaz de schiste.  L’extraction de l’huile et du gaz de schiste n’est pas interdite en tant que telle.  C’est la technique actuelle d’extraction qui l’est car nombre de personnes pense que les avantages sur le court terme qu’elle génère sont inférieurs aux coûts environnementaux qu’elle entraîne sur le long terme.</h5>
<h5>La question est délicate.  Alors que l’Europe vit une crise économique marquée par une baisse exceptionnelle du niveau de vie de ses citoyen et que l’on obverse une disparition progressive du tissu industriel européen, les Etats-Unis vivent eux un renouveau industriel grâce au coût faible des hydrocarbures résultant de l’extraction de l’huile et du gaz de schiste.  Pour autant, les problèmes environnementaux soulevés par la fracturation hydraulique inquiètent les citoyens qui préfèrent aujourd’hui sacrifier le confort immédiat que procurerait l’afflux d’hydrocarbures à prix bas pour la préservation de l’environnement sur le long terme.  Le mieux serait bien entendu que des technologies propres soient développées afin de relancer les économies sans nuire trop à l’environnement.  La question est : peut-on les développer et exploiter ces ressources avant que nos économies n’implosent ?  La réponse devrait-être affirmative.  Notamment parce la faiblesse de la demande en hydrocarbures des Etats-Unis sur les marchés internationaux devrait naturellement conduire à une baisse généralisée des prix…mais il semblerait qu’en matière de produits énergétiques la réalité ne suive pas une logique économique.  Les prix continuent d’augmenter dans certains pays européens et se stabilisent &#8211; à des niveaux élevés &#8211; dans d’autres.</h5>
<h5>C’est d’ailleurs ce qui peut inquiéter les citoyens.  En effet, si l’on accepte que toute activité humaine nécessite de l’énergie et donc pollue et l’on peut accepter le fracking sachant qu’il pollue dès lors que l’avantage qu’il propose pour les citoyens dépasse les inconvénients qu’il produit…or une question essentielle se pose :  l’autorisation du fracking servira-t-elle effectivement les intérêts des citoyens ?  Comment garantir que le sacrifice fait le soit effectivement pour la cause initialement souhaitée ?  Les citoyens américains risquent de se voir confrontés à cette question très prochainement.  En effet, depuis trois ans la production d’huile et de gaz de schiste a été telle que l’offre a écrasé la demande résultant en une baisse importante des prix des produits énergétiques.  Les citoyens ont pu donc bénéficier pleinement du miracle des hydrocarbures de schiste…on pourrait presque conclure que le résultat récompense le sacrifice…sauf que les sociétés productrices d’entendent pas de cette manière.  Elle ne gagne plus assez à leur goût.  On assiste donc aujourd’hui aux Etats-Unis à un lobbying important de la part des sociétés pétrolières pour modifier la législation américaine et vigueur<a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[9]</a> et permettre l’exportation de gaz et de pétrole.  Si ces sociétés réussissent à convaincre le législateur, elles pourront exporter le pétrole et le gaz et les prix locaux augmenteront&#8230;permettant de remplir les poches des sociétés pétrolières et le vider celles des citoyens qui auront sacrifiés leur environnement pour se voir aussi privés d’une bonne partie du bénéfice.</h5>
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<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[1]</a> <a href="http://ec.europa.eu/dgs/jrc/downloads/jrc_report_2012_09_unconventional_gas.pdf">http://ec.europa.eu/dgs/jrc/downloads/jrc_report_2012_09_unconventional_gas.pdf</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[2]</a> <a href="http://ec.europa.eu/clima/policies/eccp/docs/120815_final_report_en.pdf">http://ec.europa.eu/clima/policies/eccp/docs/120815_final_report_en.pdf</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[3]</a> <a href="http://ec.europa.eu/environment/integration/energy/pdf/fracking%20study.pdf">http://ec.europa.eu/environment/integration/energy/pdf/fracking%20study.pdf</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[4]</a> <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-%2F%2FEP%2F%2FNONSGML%2BAMD%2BA7-2013-0277%2B084-092%2BDOC%2BPDF%2BV0%2F%2FFR">http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-%2F%2FEP%2F%2FNONSGML%2BAMD%2BA7-2013-0277%2B084-092%2BDOC%2BPDF%2BV0%2F%2FFR</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[5]</a> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id">http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[6]</a> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028057334">http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028057334</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[7]</a> <a href="http://www.romandie.com/news/archives/_Gaz_de_schiste_la_Bulgarie_interdit_la_fracturation_hydraulique180120121501.asp">http://www.romandie.com/news/archives/_Gaz_de_schiste_la_Bulgarie_interdit_la_fracturation_hydraulique180120121501.asp</a></em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[8]</a> « Environment People Law »: Bulgaria: Chevron Fracking Not Permitted</em></h6>
<h6><em><a href="file:///C:/Users/Jean%20Auckland/Desktop/JUPITER/CRI%20prÃ©pare%20une%20Ã©tude%20sur%20l.docx">[9]</a> La législation américaine interdit les exportations d’hydrocarbures pour justement en garantir la présence en abondance à prix raisonnable sur le marché américain.</em></h6>
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